Informations Ouvrières n°505

La tâche de l’heure
mercredi 30 mai 2018
par  POI National
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La tâche de l’heure Gilles Champion, membre du bureau national du POI Le lecteur d’Informations ouvrières a pu suivre, depuis le début de l’année, le combat passionné de militants d’origines diverses, pour réaliser l’unité des salariés et de leurs organisations et défendre leurs revendications par la grève. La liste est longue, citons les personnels pénitentiaires, de la santé, des Ehpad, d’Air France, les étudiants et les lycéens et, en ce moment, la grève des cheminots. Il convient aussi de ne pas oublier les retraités avec leur intersyndicale de neuf organisations contre la hausse de la CSG. Ils ont face à eux le gouvernement le plus mal « élu » de la Ve République (16 millions d’abstentions en juin 2017) et dirigé par le roitelet Macron Ier, fervent partisan de la « verticalité » d’un pouvoir (le « Moi je… ») qui s’appuie sur la répression violente et tous azimuts des salariés et des jeunes, sur des grands et petits médias « aux ordres » et, disons-le, sur tous ceux qui aspirent à faire revenir la société avant la Révolution française de 1789, encore et toujours le sabre et le goupillon, amen ! Alors des dizaines de milliers de militants, des centaines de milliers de manifestants en ce mois de mai, le 1er pour la Journée internationale des travailleurs, le 5 pour la fête à Macron, puis le 22 avec les syndicats de la fonction publique unis et enfin de la Marée populaire du 26, peuvent légitimement s’interroger : qu’est-ce qui manque pour faire « trébucher » le roitelet, le faire reculer pour le mettre à bas, pour rabattre son insupportable morgue anti-ouvrière, antipopulaire et cléricale et ainsi stopper toutes ses attaques contre nos acquis de 1789, 1936 et 1945 ? Il n’est nullement besoin de sortir des hautes études politiques pour savoir que « frapper ensemble » serait un sérieux pas en avant, comme de faire la grève de la fonction publique le jeudi 24 mai et non le mardi 22 mai, en même temps que les cheminots. Les salariés n’ont nul besoin également qu’on leur fasse « briller » les yeux, avec de « nouveaux statuts modernes de haut niveau », des « droits nouveaux », alors que garder les acquis de 1936 et 1945 est la pierre angulaire des grèves. Quand on est sur un champ de bataille social, on se préoccupe en premier de gagner la bataille. Et qui peut croire qu’une nouvelle forme très large d’« union des gauches » avec ceux qui ont été « dégagés » avec force et vigueur en mai-juin 2017 serait de nature à renverser la vapeur… après de futures élections ? C’est encore et toujours le « demain on rase gratis » ! Ces questions sont au centre des nombreuses discussions qui se mènent au sein des comités de résistance et de reconquête (CNRR), entre militants d’origines politiques et syndicales diverses. De premiers délégués sont désignés et des fonds collectés pour participer à la réunion nationale du CNRR le samedi 23 juin à Paris. Le journal Informations ouvrières, semaine après semaine, rend compte de ces discussions passionnées… Au fait, avez-vous pensé à vous y abonner pour l’été (10 numéros-12 euros) ? Vite alors ! Résister, échanger, agir et trois fois plutôt qu’une !

IO505 

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