Informations Ouvrières n°501

Rejet massif d’un pouvoir fragile
mercredi 2 mai 2018
par  POI National
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Rejet massif d’un pouvoir fragile
Claude Brochard, membre du bureau national du POI
Une politique économique et sociale au service exclusif du capital, une attitude envers l’Église catholique, un penchant vers l’Arabie saoudite et Israël, un style généralissime complice de Trump, tout cela est bien de droite.
Borloo réapparu pond un énième plan intitulé Vivre ensemble (162 pages !). Macron le snobe, optant pour un dîner « Festival de Cannes » plutôt que de s’intéresser à ces millions d’habitants.
Financer en privatisant. Si cela persiste, il n’y aura plus rien à vendre.
SNCF : dette de 50 milliards reprise par l’État ? Faire peur avec ce chiffre moindre que les cadeaux sur l’ISF.
L’éclaircie économique s’estompe : l’Insee note une baisse de consommation des ménages, l’inflation repart à 1,6 %.
Plombé par ses choix orientés, Macron décréta une hausse de CSG début 2018. Les mesures sur le pouvoir d’achat, comme la fin de la taxe d’habitation, ne viendront qu’en fin d’année.
Pris dans sa tornade, Macron marcha sans se retourner, niant tous les intermédiaires. Le dernier cas est la loi faussement nommée « choisir son avenir professionnel » rédigée secrètement par les cabinets de Macron et Pénicaud. Le Conseil d’État, consulté en dernière minute, estime que diverses dispositions interrogent.
Après l’élection, la CFDT passe un message à Macron : « Partager le pouvoir. » Dans sa volonté de transformer, concertera-t-il ? Pas de mutation possible si on ne pilote pas avec les corps intermédiaires. Renzi est tombé à cause de cela.
Certes il y a institutions bonapartistes, majorité pléthorique et deux ans sans élection intermédiaire.
Macron veut étouffer les organisations bâties pour la défense des travailleurs. Il recherche des syndicats à sa botte. Les réformes se précisant, nombre d’entre eux sont relégués au statut de potiche. Pour lui, c’est « je pense donc tu suis ». Cemode d’action de défiance mène à l’échec.
Le macronisme se précise. Avec qui gouverne- t-il ? « Avec lui-même ! » S’il s’agit de réformer (privations pour les modestes), le « mouvement LREM » agit. Face à l’obstacle, on brandit l’ordre.
Avec ce mini-Napoléon, ça ne traîne pas. Collomb dénoue tout souci en évacuant. Zadistes. Dégager. Migrants à Calais. Non. Étudiants en amphis. Dehors.
Quant à la loi asile : un tiers des députés LREM ne vota ni pour, ni abstentionnistes et ne donnèrent pas délégation. Attitude du « courage, fuyons » : je me carapate. Début de fronde ?
Un an après l’élection-effraction, Macron reste confronté au même défi : persuader que son action est la bonne, sans en apporter la preuve.
Le désaveu massif des présidentielle et législatives s’approfondit. Un sondage titre : « Bilan de ce gouvernement de distants inconnus : pire que médiocre ! »
Les luttes variées prouvent un ancrage de fond : volonté du peuple de résister avec leurs syndicats aux projets nocifs de Macron d’abolir toutes les conquêtes passées, notamment de 1936 et 1945.

 

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