Informations Ouvrières n°500

« No chance »...
mercredi 25 avril 2018
par  POI National
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Mercredi 25 avril 2018
Le point de vue de Didier Brémaud, membre du bureau national du POI

« No chance »... Didier Brémaud, membre du bureau national du POI Reculer sur les réformes ? « No chance », Macron sur Fox News… mais à son dixième jour, la grève des cheminots est clame toujours aussi forte ! « Pour préparer son voyage officiel aux États-Unis, Emmanuel Macron a accordé une interview à la chaîne Fox News. Il a notamment réaffirmé le fait qu’il ne reculerait pas dans son calendrier des réformes (…) malgré la grogne sociale et notamment les grèves à la SNCF. Le président français s’est (…) positionné comme le “Commander in Chief” tricolore » (article de Capital.fr, lundi soir 23 avril). Il ajoute : « Désormais, il y a vraiment quelqu’un aux commandes. » Au Medef, la course est désormais lancée à la succession de Pierre Gattaz. Neuf candidats sont en lice « à un moment cri tique de son histoire » (Le Moniteur de Seine-et-Marne). Il s’agit pour eux de ten ter de redéfinir la place du Medef dans une situation où le paritarisme, qui a constitué le cadre naturel des relations sociales d’une bonne partie du patronat, est en train de disparaître, où la mise en œuvre des ordonnances ferait du syndi cat patronal un simple corps intermédiaire entre Macron et les patrons. Au dixième jour de la grève des cheminots, celle-ci est toujours aussi puis sante. Malgré les médias qui annoncent chaque fois un mouvement en baisse, la grève est là, soutenue par de larges secteurs de la classe ouvrière. D’autres mobilisations sont en cours, comme la grève à Air France qui ne fléchit pas. Le mouvement des étudiants qui veulent l’abandon de la sélection à l’université continue à se développer dans de nombreux sites universitaires, malgré la répression… Dans une situation où Macron, « seul chef aux commandes », entend aller au bout de ses réformes et ne négocier sur rien, « no chance ». Car, pour Macron, le syndicat doit devenir un corps intermédiaire chargé de faire passer ses réformes auprès des travailleurs. Mais défendre les conquêtes des travailleurs quand Macron et ses affidés entendent imposer le corporatisme ne signifie-t-il pas défendre l’indépendance syndicale et permettre à la lutte de classe de s’exprimer ? Depuis quelque temps, les médias se font largement l’écho des tentatives pour reconstituer une union de la gauche. Ainsi Le Courrier de l’Ouest (quotidien de Maine-et-Loire) donne-t-il la parole au secrétaire départemental du PCF qui s’en gage pour l’avènement « d’un front populaire réinventé associant mouvement social et rassemblement politique (…) » et pro pose aux autres forces de gauche de « co organiser une initiative transpartisane pour donner à voir le rassemblement et la contre-offensive à Macron »… Comme s’il ne s’était rien passé il y a un an dans le pays et comme si les tenants de cette union de la gauche n’avaient aucune responsabilité dans la mise en œuvre des plans de destruction des gouvernements précédents. Est publié de nouveau dans ce numéro d’IO l’adresse aux maires et aux élus avec près de cent cinquante signataires. L’organisation des élus pour la défense des communes a commencé, face à un gouvernement qui entend détruire les communes et les départements qui constituent l’architecture de la République. De très nombreux militants ouvriers, politiques et syndicaux se rassemblent dans le cadre des CNRR et préparent la réunion des délégués du 23 juin. Avec ce numéro d’IO commence la campagne d’abonnement d’été à ce journal.

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