Editorial Informations Ouvrières n°494

TGV de contreréformes
mercredi 14 mars 2018
par  POI National
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Mercredi 14 mars 2018

Le point de vue de Cécile Boeuf membre du bureau national du POI

TGV de contreréformes 

Cécile Boeuf, membre du bureau national du POI 

Mais qu’apprend-on, ce dimanche 11 mars, dans la presse officielle française ? Les Français veulent des réformes ? C’est à New Delhi, ce dimanche, que le VRP Emmanuel Macron explique au capitalisme mondial, pour le rassurer sans doute, que le TGV des contre-réformes n’est pas prêt de s’arrêter en France. Et, comme si l’enfumage n’était pas en train de se dissiper, il tente encore de justifier la destruction de toutes les conquêtes de 1936 et 1945, recourant à l’idée fallacieuse selon laquelle ces contre-réformes seraient voulues par les travailleurs. 

Alors, la presse présidentielle ne semblant pas s’en apercevoir, rappelons que Mayotte est en grève depuis trois semaines face à l’absence complète de services publics. Rappelons que les Ehpad seront de nouveau en grève ce jeudi, après la grève historique du 30 janvier. Rappelons qu’à l’appel de sept fédérations de la Fonction publique, les fonctionnaires seront en grève le 22 mars pour défendre leur statut et donc les services publics. Rappelons que, depuis, ils ont été rejoints par les étudiants, les retraités, les travailleurs du rail, de Pôle emploi, de la Sécurité sociale, d’Aéroports de Paris, les fédérations FO des énergies et mines, de La Poste, d’Orange… 

Rappelons donc que les travailleurs, ceux-là mêmes qui, à 85 %, n’ont pas donné mandat à Emmanuel Macron, sont loin d’appeler de leurs voeux ce TGV (privé…), l’extorsion de leurs conquêtes. Mais au contraire, 87 % d’entre eux soutiennent les mouvements dans les Ehpad et 64 % pensent que les « mouvements sociaux (en cours) peuvent déboucher sur un mouvement de contestation généralisé » (dépêche AFP, 1er février 2018). 

Alors comment répondre aux questions que posent les militants : comment généraliser ces mouvements ? Avec quels outils ? En avançant quelles revendications ? 

Nous, militants du POI, bien que qualifiés par Emmanuel Macron de « commentateurs fatigués », dans son discours du 11mars 2018, participons pleinement à ces discussions qui se mènent dans les comités de résistance et de reconquête. Loin d’être « commentateurs », nous construisons activement l’étape de la grève du 22 mars, sans illusions, mais comme la première riposte syndicale d’ampleur depuis des mois. Des mois durant lesquels d’aucuns se sont minutieusement attelés à ne surtout pas ébranler ce gouvernement. Chacun recourant aux meilleures raisons possibles pour ne pas organiser la riposte qui bloquerait cette politique, allant même, pour certains, jusqu’à avouer la peur d’un possible « après- Macron » : à part Macron, il n’y a rien ! 

Donc à part Macron, ce serait le chaos ? Mais n’est-ce pas déjà le chaos ? N’est-ce pas déjà la barbarie ? N’est-ce pas cette politique qui crée le chaos ? 

Alors, pour commencer à faire le point sur les discussions qui surgissent de cette situation, le POI soutient pleinement l’initiative de réunion du Comité national de résistance et de reconquête, le 24 mars à Paris, pour commencer à centraliser les discussions qui maillent le territoire dans les comités locaux. 

IO494 

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