Informations Ouvrières n°435

Les vœux de Kessler
mercredi 11 janvier 2017
par  POI National
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Les vœux de Kessler 

 

Le point de vue de Jean-Simon Bitter, membre du bureau national du POI 

Denis Kessler est l’actuel P-DG de SCOR, il a été président de la FFSA, la fédération des compagnies d’assurances, et vice-président du Medef. Il est connu pour avoir appelé de ses voeux des « réformes » dans le but de « sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance ». C’était, à ses yeux, fin 2011, le seul moyen de « s’adapter aux nouvelles exigences économiques, sociales, internationales ». 

Aujourd’hui, il écrit dans le journal News Assurances  : « Une année 2017 pleine d’incertitudes » dans le monde entier et en particulier en Europe qui, comme il l’écrit, se trouve confrontée à de multiples incertitudes politiques et à des risques de tensions sociales et politiques. 

En cinq ans, les voeux de Denis Kessler ont été largement exhaussés par les gouvernements, dont celui de Hollande, le plus docile. En revanche, l’adaptation aux nouvelles exigences s’est révélée n’être qu’une régression formidable aux plans économique, social et international. 

Il faut en tirer une évidente conclusion. La destruction de la Sécurité sociale et des droits collectifs, qui a été au centre du programme de tous les gouvernements successifs et, à un niveau encore jamais atteint, de celui de Hollande, a des effets terribles sur la vie de millions de familles, sur leurs emplois, leur santé, mais cette politique ne pourra en aucun cas sauver le capitalisme qui continue à s’effondrer. 

Les sommets du capital en sont venus à spéculer sur la faillite des nations et donc à les provoquer. De grandes banques ont été au bord de la faillite. C’est aujourd’hui le cas de la plus ancienne du monde. Le Monte dei Paschi di Siena est en quasi-banqueroute et menace d’entraîner les économies italienne et européenne. Cela provoque de grandes manoeuvres de restructurations financières et de nouvelles spéculations. 

Il en est de même dans le cadre de l’élection présidentielle en France. Hollande déposant son bilan spécule sur l’effondrement des partis qu’il a soigneusement organisé. Valls son acolyte et les autres placent leurs espoirs dans la destruction des confédérations syndicales ouvrières.

Il ne pourra rien sortir de bon de cette course aux enfers. Rien ne pourra sauver le capitalisme dont la survie actuelle s’accompagne de destructions massives et de guerres avec leurs horreurs contre les peuples, leurs millions de migrants. 

Les travailleurs en France n’attendent rien des élections mais craignent, quel qu’en soit le résultat, une aggravation des mesures et constatent que le gouvernement et le capital n’attendent pas les échéances électorales pour exiger encore plus la remise en cause des droits collectifs, dont le droit à la santé, et la suppression de leurs emplois. 

Dans ces conditions, la résistance de la classe ouvrière s’accompagne d’une profonde réflexion à un niveau très élevé. Tous sont conscients que la mobilisation de millions et de millions sera, un moment ou un autre, à l’ordre du jour. 

Il faut favoriser cette réflexion. Elle a lieu dans les comités de liaison et d’échanges pour la défense et la reconquête des acquis de 1936 et de 1945 qui ont été arrachés par la mobilisation révolutionnaire de millions de travailleurs. 

Ces mobilisations révolutionnaires ont permis des progrès considérables dans le domaine de la santé, de l’école et du travail. Ce sont ces conquêtes qu’ils détruisent aujourd’hui, y compris par la guerre. 

Pour mettre à bas la guerre et l’exploitation, il faut une internationale et un parti ouvrier en France. C’est la raison d’être du POI, membre de l’Entente internationale des travailleurs et des peuples, dont les comités organisent la reprise des cartes en ce début d’année. 

IO392 

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