Après le sommet du G 20 Grèce, Italie, France... À BAS LES PLANS DE LA TROÏKA !

mardi 8 novembre 2011
par  poivitrolles
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Vendredi 4 novembre, le G 20 (sommet des chefs d’Etat et de gouvernement des vingt pays les plus riches du monde) a, sous l’égide du président des Etats-Unis, débouché sur trois conséquences concrètes :
- En Grèce  : soumis à un ultimatum du G 20, le Premier ministre Papandréou, membre du Pasok (Parti socialiste grec), renonce à son référendum et appelle à constituer un gouvernement de coalition.
Le but recherché : face à la résistance acharnée de la classe ouvrière et de la population, tenter d’associer les organisations et partis à la mise en oeuvre du plan de la troïka FMI-Union européenne-BCE, un plan qui ampute salaires et pensions jusqu’à 40 %, liquide des pans entiers de la fonction publique (30 000 licenciements immédiats) et toutes les conventions collectives dans le secteur privé.
- En Italie  : le pays est placé sous la tutelle directe du Fonds monétaire international qui contrôlera l’exécution de ses plans tous les trois mois.
- En France : un Conseil des ministres extraordinaire est convoqué le 7 novembre pour mettre au point le plan d’austérité.

Au compte des spéculateurs et des capitalistes, G 20, FMI, Union européenne, Banque centrale européenne veulent assujettir tous les peuples à leurs diktats, piétinant ce qui reste de démocratie et de souveraineté !

Mais ces institutions de destruction, et les gouvernements à leur service, se heurtent à la résistance des travailleurs et des peuples. Dans toute l’Europe, les travailleurs sont solidaires de leurs frères grecs qui, depuis des mois, et en dépit des obstacles auxquels ils sont confrontés, combattent avec acharnement pour empêcher le plan meurtrier.
C’est d’ailleurs cette résistance, cette lutte de classe, en Grèce comme dans tous les pays, qui amène le G 20 (et en particulier Sarkozy) à lancer un appel au consensus (et même à l’union nationale) entre gauche et droite afin de faire appliquer dans chaque pays les exigences de la troïka. Dans le même objectif, le G 20 se prononce pour l’association des organisations ouvrières à ces plans et se félicite des conclusions communes du B 20 (business-20, les patrons des vingt pays les plus riches du monde) et du L 20 (Labour-20, les organisations syndicales des vingt pays les plus riches du monde).

Dans cette situation, chacun et tous doivent faire face à leurs responsabilités.
- En Grèce, c’est par le moyen de la lutte de classe (grèves, manifestations, occupations...) que les travailleurs et la population cherchent les voies de l’unité et de l’indépendance de leurs organisations pour résister.
- En France aussi, les développements de la situation mettent chaque jour davantage à l’ordre du jour la lutte de classe, la réalisation de l’unité des travailleurs et de leurs organisations pour bloquer les plans d’austérité. C’est ainsi que s’ouvrira la voie de la reconquête de la souveraineté populaire et de la démocratie, ce qui exige de s’émanciper des carcans de l’Union européenne, de la Banque centrale européenne et du FMI.

Le Parti ouvrier indépendant le réaffirme :
- Cette dette n’est pas celle des travailleurs et des peuples, elle doit être annulée.
- C’est aux capitalistes et aux banquiers de payer pour leurs propres dettes et les conséquences de leurs spéculations.
- Les travailleurs ne peuvent reconnaître à aucun gouvernement le droit de leur imposer leurs plans.
- L’issue exige, comme l’ont dit les travailleurs grecs, de chasser la troïka et l’ensemble de ses plans.
Cela passera nécessairement par la rupture avec l’Union européenne, le FMI et la BCE.

En ce qui le concerne, le Parti ouvrier indépendant prendra ses responsabilités, comme il l’a toujours fait. Il est prêt, en France comme dans le monde entier, à agir en commun avec toutes celles et tous ceux qui, quelles que soient les positions passées, s’engageront sur la voie de l’action pratique et concrète pour aider à la rupture avec les plans de la troïka, au refus de tout consensus, à la préservation de l’indépendance des organisations ouvrières.
Au plan international, il poursuit, dans la continuité du meeting du 1er octobre, les contacts établis avec des travailleurs et militants des différents pays (Irlande, Espagne, Grèce, Grande-Bretagne, Portugal, Allemagne) qui s’étaient exprimés à la tribune de ce meeting.
En France, de manière immédiate, le Parti ouvrier indépendant appelle les travailleurs et les jeunes qui partagent ces propositions à se réunir avec lui dans les prochains jours pour examiner les dispositions politiques permettant d’avancer sur cette voie et de se préparer au choc qui vient.

Le bureau national décide d’organiser des meetings et réunions publiques dans toute la France pour discuter de cette situation et de ses propositions.

Rejoignez le Parti ouvrier indépendant.

Le bureau national du POI
Paris, le 5 novembre 2011 – 16 heures
Cet article a été publié le 5 novembre 2011

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