Informations Ouvrières n°469

La rentrée sous « ordonnance »
mercredi 6 septembre 2017
par  poivitrolles
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La rentrée sous « ordonnance » 

Par Jacques Girod, membre du bureau national du POI 

La cote de popularité de Macron s’effondre, d’ailleurs, cette équipe macroniste ne représentait que 15 % des inscrits. Les ordonnances contre le Code du travail sont connues, elles sont une étape supplémentaire, dans tous les domaines pour détruire le Code du travail. La politique de Macron-Philippe, au service du capital financier, les annonces qu’ils font, visent toutes les conquêtes de la classe ouvrière : Code du travail ; assurance chômage ; budget, avec l’objectif de privatisations supplémentaires ; augmentation de la CSG ; réduction des moyens des collectivités locales ; retraites… Pour eux, tout doit y passer. 

La rentrée sociale risque d’être explosive. Le gouvernement Macron-Philippe est assis sur une poudrière. 

En cette rentrée « sociale », c’est la défense des acquis de 1936 et 1945 qui doit être à l’ordre du jour. 

Une loi El Khomri XXL par ordonnances. Seul le monde du travail peut empêcher cette destruction. Rappelons-nous que, ce qu’une loi a fait, la rue peut le défaire. Au grand regret du patron du Medef, les organisations ouvrières existent bien, elles l’ont d’ailleurs démontré tout au long du conflit sur la loi El Khomri du 9 mars 2016 à juillet 2017, et ce malgré les tentatives du gouvernement pour faire échec et discréditer les nombreuses manifestations de ces derniers mois en ciblant les organisations syndicales, employant des méthodes dignes d’un État d’un autre temps. 

La remise en cause programmée de la Sécurité sociale engendrerait une extension de la misère pour certains déjà trop nombreux à ne plus pouvoir se soigner correctement ; c’est la privatisation de la Sécurité sociale que Macron-Philippe préparent ! 

Simplifier ou assouplir des textes, c’est ni plus ni moins détrousser les salariés de leurs droits. Paradoxe, même l’ex-président François Hollande, lors d’une déclaration faite en août à Angoulême, ose déclarer : « Aller au-delà de ce que nous avons fait pourrait générer une trop grande flexibilité du marché » et demande d’éviter des « sacrifices pas utiles » en matière sociale au risque de créer des ruptures. Ces politiques ne manquent pas d’air ! 

Cette situation sociale est aggravée par les atteintes à la liberté syndicale de manifester contre ces politiques ultra-libérales afin de faire obstacle et marquer un véritable coup d’arrêt à ces politiques destructrices. Une mobilisation de la classe ouvrière à la mesure de la situation est la seule voie pour bloquer la politique réactionnaire de Macron-Philippe. Ils veulent tout détruire à coup d’ordonnances. Après les grandes mobilisations contre la loi El Khomri, il faudra créer les conditions pour faire barrage à la nouvelle offensive contre le Code du travail. 

Leur politique, aux ordres du capital financier, vise à donner toujours plus aux plus riches et toujours moins aux travailleurs et à leurs familles. 

Seule l’unité des travailleurs avec leurs organisations peut marquer un coup d’arrêt définitif à la liquidation de toutes les conquêtes de la classe ouvrière. Le chômage augmente, les dividendes des actionnaires aussi, les salaires baissent, la pauvreté monte, c’est cette politique qu’il faut combattre. 

IO469 

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