Communiqué du Bureau national du POI

mardi 29 mars 2016
par  poivitrolles
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Communiqué du Bureau national du POl

Comment est-il possible qu’un gouvernement à ce point déconsidéré et rejeté puisse continuer à porter des coups destructeurs d’une telle ampleur ?

 

Nous sommes à deux mois de la conférence nationale qui se tiendra le 4 juin. Pour la préparation de cette conférence, nous soumettons à la discussion des travailleurs et militants cette déclaration sur le moment actuel de la situation politique.

Les travailleurs et la jeunesse, avec leurs organisations, depuis de nombreuses semaines (le 9 mars, puis le 17 mars), se mobilisent pour exiger le retrait du projet de loi destructeur du Code du travail et se préparent à une grève interprofessionnelle franche et massive le 31 mars.

Le gouvernement Hollande-Valls, en crise, ne cesse de manœuvrer pour aller jusqu’au bout dans la mise en œuvre de ce projet de loi, massivement rejeté par la population, alors que le Parti socialiste est en miettes et que la droite est en crise ouverte. Toutes les représentations politiques de la Ve République se décomposent.

Aux dernières élections législatives partielles de mars, les candidats du gouvernement ont été éliminés dès le premier tour. Tandis que l’abstention atteignait les 80% frappant tous les partis en présence. Dans le Nord, bastion du Parti socialiste, son candidat recueille à peine 11% des votants, en réalité 2,3% des inscrits, confirmant ainsi le rejet lors des dernières régionales, comme d’ailleurs dans les sondages : ce gouvernement est massivement rejeté. Dans ces conditions, quelle légitimité pour un gouvernement Hollande-Valls ?

D’UN CÔTÉ

• L’écrasante majorité des travailleurs et de la population laborieuse rejette cette destruction du Code du travail que ce gouvernement veut imposer.

• La jeunesse, qui refuse d’être transformée en « chair à patron », se mobilise contre cette réforme et pour le droit à un avenir.

• Les instituteurs se sont mobilisés contre la réforme des rythmes scolaires, les enseignants du second degré contre la réforme du collège, avec les autres fonctionnaires, ils étaient en grève et manifestation le 26 janvier. Ils le seront de nouveau le 31 mars pour le retrait de la loi travail.

• Il y a quelques semaines, contre la mise en œuvre par ce gouvernement des exigences de l’Union européenne, les paysans appauvris et ruinés se sont massivement mobilisés et ont cherché à bloquer le pays. 

• Il y a quelques semaines encore, les taxis, contre la déréglementation de leur profession qu’impose le gouvernement, ont eux aussi bloqué les grandes villes de ce pays.

• Dans tout le pays, les élus sont en révolte contre la politique de démantèlement des communes imposée par la force par ce gouvernement.

Toutes les catégories de travailleurs, les jeunes, les retraités, les paysans, les artisans, les élus, s’opposent au gouvernement. Comment est-il possible que ce gouvernement, confronté à la majorité qui se dresse contre lui, entende poursuivre sa politique de destruction ?

Ce gouvernement, rejeté et en crise, a depuis des mois cherché à associer les confédérations syndicales, afin qu’elles « accompagnent » sa politique de destruction du Code du travail. Mais les principales confédérations se sont prononcées pour le retrait du projet de loi et appellent à une grève interprofessionnelle le 31 mars. Mais le gouvernement continue à manœuvrer avec la direction de la CFDT pour faire passer malgré tout son projet de loi.

DE L’AUTRE CÔTÉ

• Le gouvernement, soumis à la loi des patrons, de l’Union européenne et du Medef qui se déchaîne, exigeant de lui qu’il aille jusqu’au bout de son pro- jet de loi, n’entend pas renoncer à détruire le Code du travail.

• Comme seul appui, outre le Medef, le gouvernement a la direction de la CFDT, la direction du Parti

socialiste et aussi ceux qui, « à gauche », font semblant de s’opposer au projet de loi pour proposer des « amendements » ou une solution alternative, un prétendu « Code du travail du 21ème siècle ». De telles propositions justifient la volonté du gouvernement de « réformer » le Code du travail

• C’est ce même gouvernement qui, aux côtés des États-Unis, amplifie sa politique de bombardements en Syrie et en Irak, avec pour conséquence de jeter sur les routes de l’exil des millions d’enfants, d’hommes, de femmes, jeunes et vieux, qui fuient la barbarie ; et ce même gouvernement Hollande- Valls, avec les autres gouvernements de l’Union européenne, dresse des murs et des barbelés contre ces réfugiés.

• Ce gouvernement, pour prétendre être légitime, ne peut que se draper dans les institutions de la Ve République, institutions antidémocratiques qu’il renforce encore à coup de constitutionnalisation de l’état d’urgence et de la loi sur la sécurité intérieure par la menace de l’article 49.3.

Pour la majorité de la population, ce gouvernement et sa politique sont illégitimes. Comment est-il possible qu’il puisse continuer ? Une question se pose à tous : le moment n’est-il pas venu de défaire ce gouvernement et sa politique ? Le projet de loi contre le Code du travail ne concentre-t-il pas et ne fédère- t-il pas dans un même mouvement le rejet de ce gouvernement par toutes les catégories de la population laborieuse ? Comment faire pour que, tous ensembles, public, privé, obtenir le retrait de ce projet et donc que soit stoppé ce gouvernement ? Toutes ces questions sont en débat parmi les travailleurs, les militants, les élus.

Répétons-le : comment est-il possible qu’un gouvernement à ce point déconsidéré et rejeté puisse continuer à porter des coups destructeurs d’une telle ampleur ?

Le Parti ouvrier indépendant qui, depuis sa fondation, combat les institutions antidémocratiques de la Ve République et celles de l’Union européenne, lors de son Ve Congrès, a proposé aux militants ouvriers, aux syndicalistes, aux élus, aux laïques, aux démocrates de préparer ensemble une conférence nationale pour la défense des acquis de 1936 et 1945, menacés par la réforme du Code du travail, qui se tiendra le 4 juin à Paris.

Dans la situation actuelle où l’on voit de toute part s’exprimer la volonté de mettre un coup d’arrêt à l’offensive destructrice, les militants, les travailleurs, les élus, les démocrates, les jeunes, les paysans, ressentent la nécessité de discuter de toutes ces questions afin d’agir ensemble pour stopper les contre- réformes réactionnaires.

Ensemble, en préparant et en tenant cette conférence, le 4 juin, nous allons par la libre discussion dégager les voies et les moyens d’agir en commun pour aider au mouvement qui se fait jour, afin d’arrêter cette spirale destructrice.

Samedi 16 mars 2016

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