Le président de la République en déplacement à Florange Les responsables CGT et CGT-FO d’ArcelorMittal refusent de rencontrer Hollande

dimanche 30 novembre 2014
par  poivitrolles
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La presse en a fait ses titres : « François Hollande est de retour à Florange ».
Les discours et les mensonges, ce n’est pas cela qui a manqué.
« Satisfecit de l’Elysée où l’on convient que “ArcelorMittal a respecté ses promesses et va même au delà (…).” “Par rapport à ce qu’on a pu craindre et même en comparaison avec d’autres fermetures, il n’y a pas photo”, résume laconiquement un conseiller de l’Elysée. “Si on avait su que les choses se passeraient si bien, on aurait signé tout de suite”. » (Le Figaro, 24 novembre.)
Toute la politique du gouvernement Hollande-Valls aux ordres des capitalistes est ainsi résumée :

1 000 suppressions d’emplois ! Les hauts-fourneaux fermés, et pour eux… « les choses se passent si bien ».

A Florange, les délégués FO et CGT ont refusé de rencontrer Hollande lors de sa venue. Ils ont expliqué à Informations ouvrières, hebdomadaire du POI, pourquoi :

  • « A Florange, en 2011, on était 2 900, aujourd’hui, nous sommes 2 100, et dans six mois, moins de 2 000 ! A cela, il faut ajouter les 800 postes de sous-traitants supprimés dont personne ne parle » (Jean Mangin, délégué FO).
  • « La question reste le redémarrage des hauts-fourneaux. On veut bien discuter avec Hollande, à condition que ce soit sur la base du redémarrage des hauts-fourneaux et de la garantie des emplois. Sur Florange, en trois ans, on a perdu 1 000 emplois et on en perdrait encore 500 dans les trois ans à venir. Ce ne sont pas les 30 CDI annoncés qui y changeront quoi que ce soit » (François Lopera, délégué CGT).
  • « La visite de Hollande, c’est de la pure communication, car les destructions d’emplois continuent : l’usine Tata Steel (qui fabrique des rails), à Hayange, vient d’être vendue à un fonds de pension » (Yves Fabbri, ancien secrétaire de la section CGT Florange).

En refusant de rencontrer Hollande, en affirmant que la politique de ce gouvernement est celle des patrons, les responsables syndicaux CGT et CGT-FO d’ArcelorMittal ont dit ce que pensent tous les travailleurs : la politique du gouvernement, c’est l’accompagnement de la liquidation de la sidérurgie, l’accompagnement et l’organisation des plans sociaux dans toutes les branches.
« Le désastre social et politique auquel conduit l’orientation d’un gouvernement tout entier subordonné à l’Union européenne et à la classe capitaliste ne peut plus être masqué. Au moment où, en plein marasme, ce gouvernement annonce de nouvelles contre-réformes contre le droit du travail et les droits syndicaux ; au moment où Valls envoie une lettre à Bruxelles pour détailler la liste des prochaines contreréformes à venir ; au moment où PSA annonce un nouveau plan de suppressions d’emplois, une question domine toutes les autres : bloquer ce gouvernement, bloquer cette politique qui conduit tout droit à une catastrophe sans précédent » (éditorial d’Informations ouvrières, 25 novembre).

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