Editorial informations Ouvrières n°427

Expropriation du capital
mercredi 9 novembre 2016
par  POI National
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Expropriation du capital

La crise du système capitaliste est un fait. Cette crise est au coeur de la « bête » aux Etats-Unis. Le capital financier est à la manoeuvre pour tenter de sauver le système. Il s’agit d’un combat engagé par les classes ouvrières dans chaque pays, avec leurs organisations, contre la politique de leur propre gouvernement. L’Union européenne n’est que l’outil du capital financier mondial. Il apparaît de plus en plus clairement que le couple Hollande-Merkel est aux manettes pour le compte du capital financier mondial.

 La crise qui traverse tous les pays d’Europe, crise politique des institutions, des partis, est la marque d’un système mondial en pleine décomposition. Mais la « bête » ne s’effondrera pas toute seule. Les résistances, qui s’amplifient dans de nombreux pays d’Europe et sur d’autres continents contre la politique des gouvernements nationaux, sont une réalité. 

La lutte des classes est bien présente, et cela conduit à accélérer la décomposition du système capitaliste. Des luttes, parfois victorieuses, parfois bloquant un processus de déréglementation. 

Mais les attaques organisées par les gouvernements ne suffisent pas pour la survie du système capitaliste. Elles se heurtent à la résistance des travailleurs : pendant des mois contre la loi travail, mobilisation et grèves unitaires (CGT, FO, SUD, FSU, organisations de jeunes) ; et à présent on le voit avec la grève unitaire dans les hôpitaux (CGT, FO, SUD), avec celles qui se développent contre la fermeture des bureaux de poste… 

Il n’y a pas de reflux, le gouvernement le sait. Et c’est pourquoi les travailleurs ont besoin d’organisations syndicales qui ne lâchent rien, qui maintiennent les revendications, comme l’exigence de l’abrogation de la loi El Khomri. 

Nous ne sommes plus en 2005 ni en 2008. La situation dans le monde et en Europe s’est largement modifiée. En Europe, pour la seule année 2015, seize sommets de chefs d’Etat et de gouvernements. C’est donc bien Merkel et Hollande qui décident des politiques à mener dans leur propre pays. « L’ennemi est dans notre propre pays. » 

Y aurait-il un capital européen contre le capital financier mondial et l’impérialisme américain ? A qui Hollande voudrait-il le faire croire ? Cette crise du capital mondial se réfracte dans tous les pays. La claque que viennent de prendre Hollande et le gouvernement sur le budget, où l’exécutif a été mis en difficulté par sa propre majorité, constitue un exemple de plus de la crise de décomposition de l’Etat et des institutions de la Ve République. Les primaires en sont une autre expression : « Un homme, un peuple », le bonapartisme – qui suscite un rejet massif de toute la population. 

Le secrétaire national du PCF vient de l’apprendre à ses dépens, battu ce week-end par son conseil national sur sa proposition de soutien à Mélenchon. 

Dans le même temps, la poursuite de l’offensive militaire, avec une augmentation du budget de l’armée pour financer les interventions extérieures, doit être combattue. Il s’agit pour le gouvernement de défendre les intérêts de l’impérialisme américain. La question, c’est l’expropriation du capital, la lutte de classe émancipatrice de la classe ouvrière avec ses organisations. 

Cela nécessite de mettre en débat la construction d’un parti ouvrier, en France et dans tous les pays. Faire reculer le gouvernement Hollande-Valls et poursuivre le processus révolutionnaire, pour le choc qui se prépare classe contre classe. 

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