Comité National de Résistance et de Reconquête pour la défense des conquêtes arrachées en 1936 et 1945

JPEG - 314.7 ko

Réunis à Paris le 14 octobre 2017, 122 militants décident de constituer un

COMITÉ NATIONAL DE RÉSISTANCE ET DE RECONQUÊTE

pour la défense des conquêtes arrachées en 1936 et 1945

cnrr2017@gmail.com

Depuis de nombreuses années, les gouvernements, qui se suivent et se ressemblent, poursuivent leur entreprise de destruction de toutes les conquêtes sociales et démocratiques, en particulier celles de 1936 et de 1945. 

Après la loi El Khomri décidée par François Hollande et Emmanuel Macron, alors ministre du gouvernement de Manuel Valls, le nouveau président de la République accélère la mise en oeuvre de cette politique réactionnaire, dans la droite ligne des traités européens.

Par la voie des ordonnances, le gouvernement complète et aggrave la loi travail fondée sur « l’inversion de la hiérarchie des normes » et remet en cause le rôle et l’existence même des organisations syndicales. Il s’attaque entre autres à l’assurance chômage, à la formation professionnelle, au statut de la fonction publique, à la Sécurité sociale et bientôt à notre système de retraites. Il s’en prend également aux communes et aux services publics. 

Face à la brutalité de ces contre-réformes, la classe ouvrière, la jeunesse et les retraités cherchent la voie de la résistance. Cette volonté s’est fortement exprimée en particulier en 2016 par les grèves et manifestations contre la loi travail et plus récemment par plusieurs grèves et manifestations contre les ordonnances. 

Ceux qui ont mis en oeuvre cette politique, tous les « sortants », ont été balayés à l’occasion de la dernière élection présidentielle et les partis institutionnels qui les ont soutenus sont aujourd’hui en pleine décomposition. 

Ce rejet s’est également exprimé par le raz-demarée d’abstentions et de votes blancs mais aussi par le vaste rassemblement qui s’est opéré au premier tour autour de la candidature de Jean-Luc Mélenchon. 

Certes, Emmanuel Macron a été élu, mais malgré la présence du Front national, il n’a obtenu que 43% des voix des inscrits au second tour. 

Ce président et ce gouvernement sont particulièrement faibles et même si nous savons que la lutte des classes et la démocratie ne sauraient se résumer à la question électorale, sur ce strict plan ils sont minoritaires. 

Pourtant, nous savons qu’ils vont continuer leurs basses oeuvres. Constatons qu’à ce jour, la volonté clairement affirmée de millions de travailleurs de se battre pour mettre en échec cette politique archi-réactionnaire de régression sociale se heurte à la difficulté de rassembler cette immense force. Chacun ayant les meilleures raisons du monde, ce qui finit par aboutir à diviser les forces, laissant les mains libres à Macron, au service du capital.

Alors, il est urgent d’organiser la résistance pour bloquer les contre-réformes et battre ce gouvernement. Les forces pour cela sont loin d’être défaites, au contraire. 

C’est dans cet objectif que les six cents délégués de comités locaux, appartenant à différentes organisations syndicales et politiques, des élus, réunis le 25 mars 2017, ont lancé un appel afin de constituer un

« COMITÉ NATIONAL DE RÉSISTANCE ET DE RECONQUÊTE »pour la défense des conquêtes arrachées en 1936 et 1945.

Réunis à Paris le 14 octobre, les 122 militants signataires de cette déclaration décident de constituer ce comité chargé de fournir à tous les comités, dans la tribune libre que lui ouvre Informations ouvrières, semaine après semaine, les informations indispensables à cette résistance. 

Ils affirment qu’il ne s’agit en aucun cas de se substituer aux organisations syndicales et politiques déjà existantes, mais simplement de contribuer au regroupement des forces nécessaires pour organiser la résistance, poursuivre le combat pour de nouvelles conquêtes et arracher la victoire. 

Ils appellent à la constitution dans toute la France de comités locaux de résistance et de reconquête. 

Une « délégation permanente » a été désignée pour coordonner ce travail, et proposer toute initiative en fonction de la situation. 


mercredi 6 décembre 2017
par  POI National

Editorial Informations Ouvrières n°482

L’union grandissante des travailleurs…


La volonté de détruire 

Aminda Huille, membre du bureau national du POI

Pour Macron et son gouvernement, à la solde du capital financier, la volonté de détruire les conquêtes sociales de 1936 et 1945 s’accompagne de la nécessité d’en finir avec la démocratie locale et le maillage républicain de notre pays (les 36 000 communes et les départements). 

Issue de la Grande Révolution française, la démocratie locale est devenue un frein aux appétits financiers du capitalisme en crise. 

Déjà attaquée depuis des décennies par toutes les lois dites de « décentralisation », et particulièrement plus près de nous, celle de décembre 2010 sous Sarkozy imposant l’intercommunalité forcée, puis sous Hollande, la loi dite de « modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles » (2014) et la loi NOTRe (2015), il s’agit pour Macron et son gouvernement de tenter d’y mettre un point final. 

C’est ce qui explique que dans le paquet des « contre-réformes » de ce gouvernement, le financement et le fonctionnement des collectivités territoriales occupent une place de choix. 

Après la tenue du 100e Congrès de l’Association des maires de France, le numéro 481 d’Informations ouvrières est revenu longuement sur les mesures préconisées par Macron qui devraient aboutir à une ponction supplémentaire de 13 milliards d’euros d’ici à 2022 sur le fonctionnement des collectivités territoriales. Personne ne peut s’illusionner sur les conséquences pratiques que ces mesures impliquent : suppressions de postes, abandon de missions, transferts au secteur privé… Après la réduction des dotations de 11,5 milliards infligée entre 2013 et 2017, cette baisse de la dépense locale d’ici à 2022 remettra en cause nombre de services à la population, des milliers d’emplois dans la fonction publique territoriale, le statut et les garanties attachés à ces emplois, l’accentuation des pressions en vue de mutualisations et de fusions : fusions de départements, créations de communes nouvelles, institutions de métropoles… Bref, la fin du principe constitutionnel de la libre administration des communes et des collectivités territoriales, la fin de la démocratie locale. 

C’est sans compter sur la résistance qui se fait jour par la multiplication de grèves, rassemblements, manifestations d’employés territoriaux avec leurs syndicats, et par la fronde d’élus qui fait écrire au Journal du dimanche  : « La fronde prend de l’ampleur : maires, présidents de région et de département, associations d’élus, tous vent debout contre les 13 milliards d’économies programmées par le gouvernement, contre la baisse des emplois aidés, la suppression de la taxe d’habitation… » En témoignent aussi les élus qui ont pris part le 14 octobre à la constitution du Comité national de résistance et de reconquête et ceux qui s’engagent dans les comités locaux.

 Le Parti ouvrier indépendant, qui combat depuis sa fondation « pour le socialisme, la République et la démocratie », aura à cœur lors de son Vie Congrès national convoqué pour les 16 et 17 décembre prochains de mettre à son ordre du jour l’aide à l’organisation de cette résistance. 

IO482 

Editer les pages


Articles les plus récents

jeudi 7 décembre 2017
par  poivitrolles

SNCF : derrière la panne

Quatre mois après un black-out qui avait provoqué une panne monstre pendant trois
jours, en plein chassé-croisé fin juillet dernier, pénalisant 55 000 voyageurs, un nouveau problème « technique » a provoqué dimanche l’interruption totale du trafic, gare Montparnasse. Des milliers de voyageurs laissés sur le carreau.

jeudi 30 novembre 2017
par  poivitrolles

Le projet de loi sur « le droit à l’erreur »… le Medef applaudit

Le gouvernement a présenté en Conseil des ministres,lundi 27 novembre, la copie finale du projet de loi rebaptisé« pour un État au service d’une société de confiance ». Ce projet sur « le droit à l’erreur » était attendu cet été mais Emmanuel Macron avait trouvé que le texte n’était « pas assez ambitieux » et demandé une réécriture.
Interviewé par le JDD, Gérald Darmanin, ministre de l’Action et des Comptes publics, en donne le cadre : « Après le budget et le Code du travail, puis le plan climat, à la demande du président de la République, la troisième transformation que nous portons est celle de l’action publique », a-t-il expliqué.

mercredi 29 novembre 2017
par  POI National

Editorial Informations Ouvrières n°481

Mercredi 29 novembre 2017
Le point de vue de Yannick Sybelin, membre du bureau national du POI

jeudi 23 novembre 2017
par  poivitrolles

Crise politique en allemagne, l’union européenne vacille et envers et contre tout macron continue

Le premier budget du quinquennat fait coller à la peau de Macron le label d’un président au service des patrons, des gros actionnaires et des millionnaires. La suppression de l’ISF (3,2 milliards de manque à gagner pour l’État) en est la mesure emblématique.
Cadeaux sur cadeaux aux patrons : transformation du CICE (crédit impôt compétitivité emploi) en baisse permanente de leurs cotisations, baisse de l’imposition des profits financiers à un taux unique de 30 % alors qu’elle pouvait aller jusqu’à 45 %, baisse de l’impôt sur les bénéfices des entreprises qui passe de 33 % à 28 %.

mercredi 22 novembre 2017
par  POI National

Editorial informations Ouvrières n°480

Mercredi 24 novembre 2017
Le point de vue de Marie-Edmonde Brunet, membre du bureau national du POI

lundi 20 novembre 2017
par  poivitrolles

Macron taille à la hache dans la protection sociale

Pour les patrons, le jackpot
Le gouvernement a décidé de remplacer les cotisations salariales d’assurance maladie et d’assurance chômage par la CSG, qui augmente de 22,6 % pour les retraités et de 25,5 % pour les invalides !
La CSG augmente… et le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) 2018 diminue, à compter du 1er janvier 2019, la cotisation patronale d’assurance maladie de six points.
Aujourd’hui, les cotisations d’assurance maladie représentent 13,64% du salaire global dont 0,75% à la charge du salarié. Ce que Macron a fait voter, c’est le passage de 13,64% à 6,89% de la cotisation. Soit une diminution de plus de 50% du financement par les cotisations sociales.

mercredi 15 novembre 2017
par  POI National

Editorial Informations Ouvrières n°479

Mercredi 15 novembre 2017
Le point de vue de Dominique Canut, membre du bureau national du POI

vendredi 10 novembre 2017
par  poivitrolles

Après les ordonnances contre le Code du travail Le bac et les diplômes nationaux dans le collimateur

Diplômes nationaux, conventions collectives, statuts : tout est lié
Les diplômes nationaux (du CAP au doctorat) se retrouvent dans toutes les classifications comprises dans les conventions collectives, ils en sont la clef de voûte. Dans chaque branche professionnelle (métallurgie, banques, commerce, etc.), une classification établit des grilles de coefficients affectés à chaque type de fonction dans l’entreprise et aux diplômes requis. À chaque coefficient correspond un salaire conventionnel, c’est-à-dire un salaire en-dessous duquel un salarié dudit coefficient ne peut être rémunéré, quelle que soit l’entreprise de la branche concernée

mercredi 8 novembre 2017
par  POI National

Editorial informations Ouvrières n°478

Mercredi 8 novembre 2017
Le point de vue Christian Lacroix, membre du bureau national du POI

jeudi 2 novembre 2017
par  poivitrolles

Projet de loi de financement de la Sécurité sociale

Depuis 1945 où il dénonçait « le caractère totalitaire du projet (de création de la Sécu, NDLR), absolument contraire aux idées de liberté », jusqu’en 2007 où Denis Kessler, représentant des assurances privées exigeait de « sortir de 1945 et défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance », le patronat n’a jamais accepté la Sécurité sociale arrachée par la classe ouvrière et fondée sur le
salaire différé.

Albums les plus récents

Agenda

 

2017

 

<<

Décembre

 

Aujourd'hui

LuMaMeJeVeSaDi
    123
45678910
11121314151617
18192021222324
25262728293031